Oui, mais pas tant que ça !

04/07/2008

04/07/08 - 20:50

Ingrid Bétancourt, le retour.


- Ça fait plus d'un an que je baise les Français !
- Ah ah ah ! j'ai bien fait de revenir, je suis morte de rire !


VILLACOUBLAY (France) (AFP) - 04/07/08 18:05

Ingrid Betancourt "heureuse de respirer l'air pollué de la France

L'infirmière Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ex-otage des Farc, est arrivée vendredi après-midi à l'aéroport de Villacoublay, près de Paris, où elle a été accueillie par Son Altesse Serénissime que c'est Lui, Lui-même en Personne debout sur ses semelles compensée, le président Nicolas Sarkozy, et s'est dite "heureuse de respirer l'air" de la France et d'y boire éventuellement un petit coup de rouge. Evènement :

Sous un ciel estival, vêtue d'un tailleur pantalon bleu marine, d'un petit chemisier blanc, d'une culotte et d'un soutien-gorge assortis, souriante, elle a été la première à sortir de l'Airbus Présidentiel Français, sous l'oeil de dizaines de cire-pompes et de lèche-boules français et étrangers.

En bas de la passerelle, Ingrid Betancourt a donné l'accolade à SASLLMPDSSSC Nicolas Sarkozy et embrassé son épouse, Carla Bruni, avant d'échanger quelques paroles avec eux en privé.

- On me dit que les Farc ne valent pas grand chose
Et que la jungle n'est pas le pays des roses ?
- Oh vous savez s'il faut écouter les ragots !
Quand est-c' qu'on va le boire ce Château-Margot ?

La voix nouée par l'émotion, Ingrid Bétancourt a dit avoir "rêvé depuis sept ans, comme aux sept petits nains de Blanche-Neige, a-t-elle ajouté en regardant le Président, de vivre ce moment" au cours d'une cérémonie sur le tarmac.

"Je dois tout à la France", a-t-elle poursuivi, prenant Nicolas Sarkozy par la main et lui rendant hommage :

"Prendre un enfant par la main
Pour l'emmener vers demain.
Pour lui donner la confiance en son pas
Prendre un enfant pour un roi...

J'ai beaucoup pleuré de douleur et d'indignation.
Aujourd'hui je pleure de joie",
a-t-elle encore dit dans un sanglot, sous les applaudissements.

"C'est un moment très, très émouvant pour moi : respirer l'air de la France, être avec vous", a-t-elle déclaré.

"Chère Ingrid, on attendait ça depuis longtemps", a assuré SAS Monsieur Sarkozy en un vers racinien.
"C'est toute la France qui est heureuse que vous soyez là,
Chabadabada, chabadabada,
Mon coeur y croit...
Un homme, une femme...
On tissé la trame
Chabadabada, chabadabada...
Et c'est toute la France
Qui est impressionnée
Par la façon dont vous êtes revenue,
Dans ce petit tailleur bleu
Avec votre petit chemisier blanc
Votre petite culotte blanche
Et votre soutif assorti
Et avec ce sourire, cette force,
Chabadabada, chabadabada...
a-t-il ajouté.
Ingrid Betancourt, bienvenue, la France vous aime !", a lancé le chef de l'Etat, Chabadabada, chabadabada.

Mme Betancourt avait été rejointe sur le tarmac par les membres de sa famille, qui se trouvaient à bord de l'avion, parti jeudi soir de Bogota, ses deux enfants Mélanie, 22 ans et Lorenzo, 19 ans, sa soeur Ingrid (sic) et son ex-mari Fabrice Delloye.

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner était également présent avec son sac de riz. "Avec deux soeurs du nom d'Ingrid, ça ne devait pas être facile pour la mère, a-t-il déclaré. Quel gens extraordinaires ! Je vais rendre jaloux mon ami Jack Lang !"

Au cas ou vous ne l'auriez pas su, Ingrid Betancourt a été libérée mercredi, lors d'une opération de l'armée colombienne, après six ans et quatre mois passés aux mains de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

"Vous m'avez sauvé la vie", a déclaré Mme Betancourt, en expliquant que la France grâce à son absolue inefficacité avait fini par décourager les Farc qui, ne croyant plus du tout en une opération militaire, avaient relâché leur vigilance et s'étaient fait piégés "

Ingrid Betancourt a ensuite quitté l'aéroport dans le cortège présidentiel en direction de l'Elysée, où une barbucq-partie était prévue en fin de journée.

Lire aussi :

1. - Bétancourt : Ségolène Royal, moi aussi je suis otage du PS.
2. - Ingrid Bétancourt : Je ne suis pas une infirmière.
3. - Bétancourt : Paris affirme n'avoir versé aucune rançon à Mouammar Kadhafi pour la libération d'Ingrid.





commentaires

04/07/08 - 21:27

le République et nos impôts sont bonnes filles

04/07/08 - 21:42

Un résumé qui en vaut un autre... :)

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