Oui, mais pas tant que ça !

21/07/2008

21/07/08 - 20:13

Conversation :

- Non mais, t'arrête de grandir ? Tu vois pas que tu les fais vieillir tes parents ? T'as une petite copine en plus ? Tu veux leur mort ! Et tante Marguerite ? Tu y a pensé à Tante Marguerite ? T'as-vu la gueule qu'elle a depuis que tu sors avec des pouffes ? Elle ose même plus aller en boite ! T'es là, 1m85 avec des Croc's au pied et tu te tapes encore du Nutella ! Elle aime le Nutella, ta copine ? Pauvre fille ! Tu sais que Tante Marguerite n'aime pas du tout le Nutella ? C'est pour les grosses. Elle, son quintal, elle l'a conquis de haute lutte, en arrêtant de fumer. Parfaitement ! Tu veux quoi ? Tu veux nous pousser dans la tombe, c'est ça ? ! Quoi, Sarkozy ? Tu crois que c'est nous, Jack Lang et Cohn Bendit qui l'avons élu ? Non, mais faut pas nous rendre responsable de tout en plus. Des cons dans notre génération y avait que ça. Ça nageait comme les homards à la surface du court-bouillon ! Maintenant, ils sont au gouvernement. Bon, c'est vrai. On aurait dû les empêcher. On aurait du leur casser la gueule plus tôt. On aurait dû, seulement, on voulait vivre, nous aussi ! Enfin, un petit peu.

Conversaychionne est un titre de Berny Tchaudrone de Courtcheul.

20/07/2008

20/07/08 - 02:16

Chanson de nuit.

Marie-Paule Belle
EMILIENNE
A. Wilmetz - R. Pujol - Ch.L. Pothier - S. Oberfeld


J'ai lu dans "L'Intran" que Mam'zelle Emilienne
Avait levé le pied de chez elle rue Rambuteau
Et que sa mère promet si on la lui ramène
Trente-huit francs soixante une montre et sa photo
C'est pour ça que dès lundi matin
Je demande à tous les petits trottins

C'est-y toi qui t'appelle Emilienne
C'est-y toi c'est-y toi ou c'est-y pas toi
Si c'est toi ta mère a dit que tu reviennes
Que tu reviennes Emilienne que tu reviennes chez toi
Comme avant je ne t'avais jamais vue
C'est fatal que je ne t'ai pas reconnue
C'est-y toi qui t'appelle Emilienne
C'est-y toi c'est-y toi ou c'est-y pas toi

Sortant d'un hôtel je vois place Vintimille
Un petit jeune homme poudré bien ondulé
Je me dis c'est curieux ce garçon a l'air d'une fille
Si c'est Emilienne je m'en vais la filer
Et marchant derrière le petit monsieur
Je lui dis de mon air le plus gracieux

C'est-y toi qui t'appelle Emilienne
C'est-y toi c'est-y toi ou c'est-y pas toi
Si c'est toi ta mère a dit que tu reviennes
Que tu reviennes Emilienne que tu reviennes chez toi
Comme avant je ne t'avais jamais vue
C'est fatal que je ne t'ai pas reconnue
C'est-y toi qui t'appelle Emilienne
C'est-y toi c'est-y toi ou c'est-y pas toi

C'est rudement coton de retrouver la gamine
Voulez-vous m'aider un tout petit peu messieurs
Chacun n'a pour ça qu'à fixer sa voisine
Sous le nez d'abord et puis le blanc des yeux
Et en s'y prenant discrètement
Il n'a qu'à lui chanter doucement

C'est-y toi qui t'appelle Emilienne
C'est-y toi c'est-y toi ou c'est-y pas toi
Si c'est toi ta mère a dit que tu reviennes
Que tu reviennes Emilienne que tu reviennes chez toi
Comme avant je ne t'avais jamais vue
C'est fatal que je ne t'ai pas reconnue
C'est-y toi qui t'appelle Emilienne
C'est-y toi c'est-y toi ou c'est-y pas toi

C'est-y toi qui t'appelle Emilienne
C'est-y toi c'est-y toi ou c'est-y pas toi...




18/07/2008

18/07/08 - 18:56

Histoires exotiques :



Si vous adoptez un pticon trouducul, jamais sa mère ne vous dira qu'il a des dents. Elle vous dira (ce qui est vrai) qu'un pticon n'est pas agressif.
J'ai eu un pticon trouducul de 25 cm, il y a quelques années. Ça c'est très bien passé, il dormait sur mon ventre et me taillait des pipes sur mon canapé (c'est vous dire).
Un jour, je n'ai jamais su pourquoi, il m'a mordu a la bite. Je peux encore sentir la douleur quand ses canines se sont enfoncés dans ma chair. J'ai mis une bonne dizaine de minutes a dégager ma queue de la gueule du pti sournois tout en évitant qu'il n'enroule ses cuisses autour de mon cou.
Après 7 ans d'entente cordiale, mon pticon a pété les plombs ! Résultat il a fini ses jours dans un funérarium... fini les promenades dans le salon et le jardin.
Si vous adoptez un pti sournois, arrachez-lui les dents ... et évitez de raconter des conneries. Merci pour nous.

16/07/2008

16/07/08 - 21:53

L'été.

L'été ne vient pas à date fixe. L'été est un état d'esprit. C'est pour moi la saison la plus difficile. J'ai du mal à m'y adapter, je garde mes vêtements d'hiver, mon parapluie, mon ciel de nuages dans mes lunettes, mon caractère ronchon.

Et puis il se signale, par un cri strident d'hirondelles qui passent là, en courbe basse sur le chemin qui vous mène au bureau, par les fleurs qui s'effondrent dans les frondaisons débordantes des grilles pavillonnaires. Il faut baisser la têtes pour passer, le trottoir ne vous appartient plus. D'ailleurs vous choisissez celui qui est à l'ombre. Il fait délicieusement chaud et ce soleil de huit heures du matin a l'air d'être un jeune homme un peu trop enjoué pour votre âge !

Vous avancez en vous essoufflant. L'air est rose autour de vous. Vous voudriez cueillir un poil de la réalité. Vous croisez des femmes poussant des poussettes (fatalement ! Elles vous les mettent dans les jambes !), des mecs pas sexy habillés comme des corbeaux avec des sacoches ou comme des clodos qui vont sur les chantiers.

Vous croisez l'incroisable. Vous êtes au monde un peu comme on croit l'incroisable ! L'incroisable c'est ça, c'est ce qu'on ne voit rien !...

Vous riez dans votre barbe et plus loin vous vous arrêtez, parce que vous avez mal aux jambes. Les grilles du square sont vertes. Vous avez toujours aimé qu'on enfermât la pelouse, les fontaines et les roses derrière des grilles, des fois qu'elles ne perturbent l'ordre civil !

Vous avez mal aux jambes comme tous les matins et vous avancez, irrémédiablement, guidés vers votre bureau pareil au pagure errant sur les champs magnétiques. Ici s'accompliront les gestes, les formules magiques, les chiffres et les tableaux Exel en des courbes que tout va bien !


16/07/08 - 21:13

Le nouveau cinéma français :

Après "La môme", alias Edith Piaf l'alccolique,
Après "Sagan", alias Françoise Sagan (écrivaine cocaïnomane),
voici "Coluche" éventuellement tirant sur le pétard... Enfin, ça fait pauvre, comme sa tombe à Montrouge ! Mise en scène : Antoine De Caunes. On ne sait quelle actrice interprète le célèbre comique. Emmanuelle Béart aurait été pressentie... J'espère qu'elle a accepté, elle y sera géniale et recevra le César en même temps que la Palme de Cannes. Il ne faut pas rater ça !

Qu'ils aient bu, se soient drogués, se soient amusés dans la vie ou non, je m'en fous. Qu'ils viennent polluer la culture jusqu'après leur mort comme Claude François, là, c'est inadmissible ! :oD

16/07/08 - 19:05

La philosophie du fou

1

Là-haut dans le Nord
où le grand vent souffle
il marche

là-haut dans le Nord
où le jour éclate
il marche

là-haut dans le Nord
en pays difficile
il marche.

2

Plus je parcours
ces côtes du Nord

plus je suis proche de l'Orient

et si je porte la terre d'Europe
dans mon corps

c'est une lumière venue de l'est que je vois
frapper ces pierres.

3

Les collines blanches
ont des reflets parfaits

j'ai traversé le Lochaber
au coeur de l'hiver

pour rencontrer Matsuo Bâsho
sur l'île des Chiens.

4

Toute poésie vient
de la rencontre avec la beauté

toute ferveur vient
de la vie dans la nudité

toute vie nue
vient de la vacuité.

5

Que ton poème soit
comme l'aile du fou

puissante et claire
dans son essor

portant le corps embrasé
dans la grande lumière.


Kenneth White




14/07/2008

14/07/08 - 20:13

Le profil.

Ça doit être sympa de se définir comme jeune gay de 20 ans, jeune homo de 20 ans, comme je le lis sur certains profils. Je me souviens qu'à 20 ans, même si j'avais déjà eu une expérience homosexuelle, j'avais du mal devant le miroir à me définir comme homo. Au mieux PD. Je me disais : tu n'es qu'un pédé avec toute l'homophobie intériorisée contenue dans cette formule négative. Dans l'ensemble, je préférais ignorer la question en m'enfermant dans la solitude, le nez dans mes bouquins, les seuls, de temps en temps, à soulever un voile quant aux questions que je me posais. Je ne lisais peut-être pas les bons livres, mais il y avait toujours un jugement moral qui traînait, l'ombre d'une condamnation qui flottait, les fleurs du mal, quoi, les chants de Maldoror ! J'aurais aimé du soleil.

Les questions revenaient, lancinantes. Les circonstances de la vie me replaçaient sans arrêt face à un trouble. A l'armée, avec mes premiers amis, face aux premières jeunes femmes qui voyaient en moi le mari potentiel. Il a fallu que je m'apprivoise moi-même. Que je jongle avec les masques. Puis toute la douleur de le dire à d'autres avec à affronter le rire, parfois le rejet ou la compassion. Enfin, la rencontre de ceux qui s'en foutent, de ceux avec qui l'on peut être soi-même, de ceux qui vous font évoluer.

Sur quoi le SIDA nous est tombé dessus. D'abord l'incompréhension, puis la panique, le replis sur soi et pour ne pas changer la solitude. Les amours foireuses, les en demi-teinte, les passions inabouties, celles qu'on tue avant qu'elles ne se sauvent, etc. Finalement c'est mieux la nuit, les bars, les boites, les caves sombres... La nuit pour s'étourdir, pour voir venir la quarantaine, pour la passer en rugissant, pour en sortir malade vomissant. Un ange passe, ça dure trois ans. On lui dit : tu seras le dernier. Son sourire vous éclaire et s'éteint.

C'est le roman d'une génération. On ne va pas l'écrire. On n'en dessinera pas le profil. Le profil, si souvent cet écueil de la beauté disait Barbey-d'Aurevilly.

En même temps, je ne suis pas sûr que ce soit tellement plus facile aujourd'hui !



14/07/08 - 13:21

Défilé du 14 Juillet :

L'armée française encore en dessous de tout !

Pas d'exercice de tir avec balles à blanc devant la tribune présidentielle. Dommage, il y avait de quoi dégommer !

13/07/2008

13/07/08 - 19:49

Approche de la sénilité :

Ce soir je cherche pendant un quart d'heure les lunettes que je n'ai pas sur le nez.

11/07/2008

11/07/08 - 20:37

Flans, fars et clafoutis.

En même temps, je ne dis rien.
Quatre petits poussins dansent dans un carré de basse-cour, on ne sait lequel est le plus démocratique.
Une rose-trémière blanche a poussé sur un mur de pierre, il y a de l'herbe ici ou là, entre les pavés.
Il y a des pavés. Mazette !
Voulez-vous que je dessine le profil d'un dindon, sur le devant de la ferme ? On le verra comme en ombre chinoise.
Sur le dessus des toits, tuiles roses rongées par les dents de rat du temps, la toile bleue du ciel sur laquelle flotte, comme des enfants morts dans une piscine, un ou deux nuages dodus.
Il n'y a aucun chat.
L'instant tendu comme une corde à linge balançant ses maillots de bain.
Une préparation d'orage comme une crème fouettée dans un bol.
Derrière la barrière en bois, l'absence de l'amour qui porte son flingue.
Quelques plantes en pot sur les escaliers.
Des fleurs rouges ou roses.
De beaux arbres qui font des flaques d'ombre.
Le moment suspendu comme une croix à une chaîne d'or.
Si ça se trouve, une femme assassinée dans un bosquet, ou un adolescent.
Trois ou quatre chaussettes qui traînent.
L'ascenseur en panne.
L'aspirateur qu'on n'a pas débranché de la veille et qui fait un bruit atroce pour le martyre des voisins.
Trois dés jetés sur la piste verte du comptoir d'un café de banlieue.
Un bol, comme une préparation d'orage.

11/07/08 - 19:33

Claude Pélieu (1934/2002)

Les poèmes de Claude Pélieu sont des éclairs aveuglants. Ils déchirent le moment, laissent le sens en suspension dans la conscience. Les images se précipitent comme au suicide par cette fenêtre qui n'est pas des yeux. Nous assistons à une apocalypse. La nuit et le jour se confondent. Quand le calme revient, quelque chose de neuf, de jamais vu, flotte en nous pour toujours.

08/07/2008

08/07/08 - 19:27

Rire.

Les petits jeunes de 20/21 ans qui appartiennent déjà sur ce site au "Cercle des dépravés".

Qu'est ce que ça va être à 40 ou 50 balais ? ! :0D

07/07/2008

07/07/08 - 19:42

Y a quelqu'un ?

Après les propos de Sarko concernant l'inanité des grèves, une chose me fait doucement rire, c'est qu'on entretienne encore le mythe du retour de manivelle. Oh attention, Président, le vent de la révolte va se lever ! On va le montrer notre petit poing !

Tu parles, après les vacances, ils rentrent tête basse, en file indienne, parce qu'il faut couvrir les frais du camping ! Et comme d'hab., il n'y aura aucun mouvement social. Sauf les profs, peut-être, un peu les infirmières. A l'approche des fêtes, la RATP et la SNCF, bref, la routine !

Objectivement, sur ce coup là, il n'a pas tort Sarkozy. Cela fait des années maintenant que les grèves ne font plus peur qu'aux voyageurs pris en otages comme autant d'Ingrid Bétancourt selon nos médias couchés pareils à des carpettes devant le pouvoir de droite. Normal, c'est la droite qui les finance !

Allez, il y a eu la vaguelette vite retombée du CPE et puis c'est tout ! Rétroactivement, on finit par la regretter, parce qu'avec Dominique de Villepin nous étions encore en démocratie, et qu'en plus d'être beau mec, il ne manquait ni ne culture, ni de panache, ni de classe. C'est dire le mauvais goût de cette pauvre Carla ! :o)

N'importe. Qu'on menace Sarkozy du petit doigt suite à son indélicatesse, on se met à sa place, il a le droit de rigoler ! Médias à la botte, gauche plus molle que les montres de Salvador Dali, intellectuels portés disparus, syndicats solubles dans la négociation, peuple avachi ! Pourquoi, devant le public tout acquis de l'UMP et du showbizz, s'interdirait-il la plaisanterie ?

Lui même, je crois, est étonné de ne voir personne face à lui !

06/07/2008

06/07/08 - 21:58

Farc et attrape (ter)

Après Ingrid Bétancourt libérée, ne ratez pas le spectacle de la rentrée :

Benoit XVI à Lourdes !

En attendant, bonnes vacances !

Sur les plages où vous dorerez votre graisse de Français endetté jusqu'au cou et en conséquence incapables de réagir, n'oubliez pas la tâche douloureuse de ceux qui plantent le décor !

06/07/08 - 20:56

Farc et attrape (bis)

Passons sur les 20 millions de dollars et leur provenance, la vie humaine n'a pas de prix. Ces dollars ne seraient pas d'origine française nous dit Bernard Kouchner. Un homme de gauche aussi fiable, on peut le croire ! Et puis, quand bien même les anciens bourreaux, après la comédie, iraient se faire dorer la pilule à Cannes ou à St Jean Cap Ferrat, mon Dieu, ils s'y retrouveront entre gangsters et pompes à fric ! Là n'est pas la question.

L'inquiétant, c'est toute cette mise en scène, ce mensonge organisé, cette politique spectacle, Noblesse et Clergé à l'unisson sous le regard bovin des Français du Tiers Etat.

Jusqu'où allons nous accepter cela ? Jusqu'à quand l'immobilisme, le message apaisant des pseudo-syndicats qui préviennent le Président, suite à des propos dignes d'un facho, de ne pas en faire trop parce qu'il pourraient envisager de créer une commission afin de définir les modalités de la création de délégations qui négocieraient un levage de petit doigt contre un pourvoir qui en moins de deux ans a déjà démoli des décennies de luttes sociales ! ?... Encore, les propos du gros Julien Dray, faisant remarquer au Président qu'on est pas « dans une cour de récréation ». La cour de récréation étant le seul rapport que Monsieur le gros Julien Dray, socialiste professionnel, ait eu (comme la laitue !) avec le monde du travail et la réalité du monde !

Combien de temps, ce cirque ?

06/07/08 - 00:53

Three days after.

Ingrid Bétancourt déclare : Je suis déjà has-been !

04/07/2008

04/07/08 - 20:50

Ingrid Bétancourt, le retour.


- Ça fait plus d'un an que je baise les Français !
- Ah ah ah ! j'ai bien fait de revenir, je suis morte de rire !


VILLACOUBLAY (France) (AFP) - 04/07/08 18:05

Ingrid Betancourt "heureuse de respirer l'air pollué de la France

L'infirmière Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ex-otage des Farc, est arrivée vendredi après-midi à l'aéroport de Villacoublay, près de Paris, où elle a été accueillie par Son Altesse Serénissime que c'est Lui, Lui-même en Personne debout sur ses semelles compensée, le président Nicolas Sarkozy, et s'est dite "heureuse de respirer l'air" de la France et d'y boire éventuellement un petit coup de rouge. Evènement :

Sous un ciel estival, vêtue d'un tailleur pantalon bleu marine, d'un petit chemisier blanc, d'une culotte et d'un soutien-gorge assortis, souriante, elle a été la première à sortir de l'Airbus Présidentiel Français, sous l'oeil de dizaines de cire-pompes et de lèche-boules français et étrangers.

En bas de la passerelle, Ingrid Betancourt a donné l'accolade à SASLLMPDSSSC Nicolas Sarkozy et embrassé son épouse, Carla Bruni, avant d'échanger quelques paroles avec eux en privé.

- On me dit que les Farc ne valent pas grand chose
Et que la jungle n'est pas le pays des roses ?
- Oh vous savez s'il faut écouter les ragots !
Quand est-c' qu'on va le boire ce Château-Margot ?

La voix nouée par l'émotion, Ingrid Bétancourt a dit avoir "rêvé depuis sept ans, comme aux sept petits nains de Blanche-Neige, a-t-elle ajouté en regardant le Président, de vivre ce moment" au cours d'une cérémonie sur le tarmac.

"Je dois tout à la France", a-t-elle poursuivi, prenant Nicolas Sarkozy par la main et lui rendant hommage :

"Prendre un enfant par la main
Pour l'emmener vers demain.
Pour lui donner la confiance en son pas
Prendre un enfant pour un roi...

J'ai beaucoup pleuré de douleur et d'indignation.
Aujourd'hui je pleure de joie",
a-t-elle encore dit dans un sanglot, sous les applaudissements.

"C'est un moment très, très émouvant pour moi : respirer l'air de la France, être avec vous", a-t-elle déclaré.

"Chère Ingrid, on attendait ça depuis longtemps", a assuré SAS Monsieur Sarkozy en un vers racinien.
"C'est toute la France qui est heureuse que vous soyez là,
Chabadabada, chabadabada,
Mon coeur y croit...
Un homme, une femme...
On tissé la trame
Chabadabada, chabadabada...
Et c'est toute la France
Qui est impressionnée
Par la façon dont vous êtes revenue,
Dans ce petit tailleur bleu
Avec votre petit chemisier blanc
Votre petite culotte blanche
Et votre soutif assorti
Et avec ce sourire, cette force,
Chabadabada, chabadabada...
a-t-il ajouté.
Ingrid Betancourt, bienvenue, la France vous aime !", a lancé le chef de l'Etat, Chabadabada, chabadabada.

Mme Betancourt avait été rejointe sur le tarmac par les membres de sa famille, qui se trouvaient à bord de l'avion, parti jeudi soir de Bogota, ses deux enfants Mélanie, 22 ans et Lorenzo, 19 ans, sa soeur Ingrid (sic) et son ex-mari Fabrice Delloye.

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner était également présent avec son sac de riz. "Avec deux soeurs du nom d'Ingrid, ça ne devait pas être facile pour la mère, a-t-il déclaré. Quel gens extraordinaires ! Je vais rendre jaloux mon ami Jack Lang !"

Au cas ou vous ne l'auriez pas su, Ingrid Betancourt a été libérée mercredi, lors d'une opération de l'armée colombienne, après six ans et quatre mois passés aux mains de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

"Vous m'avez sauvé la vie", a déclaré Mme Betancourt, en expliquant que la France grâce à son absolue inefficacité avait fini par décourager les Farc qui, ne croyant plus du tout en une opération militaire, avaient relâché leur vigilance et s'étaient fait piégés "

Ingrid Betancourt a ensuite quitté l'aéroport dans le cortège présidentiel en direction de l'Elysée, où une barbucq-partie était prévue en fin de journée.

Lire aussi :

1. - Bétancourt : Ségolène Royal, moi aussi je suis otage du PS.
2. - Ingrid Bétancourt : Je ne suis pas une infirmière.
3. - Bétancourt : Paris affirme n'avoir versé aucune rançon à Mouammar Kadhafi pour la libération d'Ingrid.





03/07/2008

03/07/08 - 20:21

Dans la jungle terrible jungle.

Otage dans la jungle depuis presque 100 ans, Cheetah déclare : j'en ai marre de me faire enculer par Tarzan, libérez-moi !

03/07/08 - 19:20

Accident du travail.

Bernard Kouchner s'est encore brisé une omoplate en transportant un sac de riz dont Ingrid n'a même pas voulu. Les Farc font très bien la cuisine aurait affirmé l'infirmière franco-colombienne. Chrichtine Ockrent che demande chi chette chalope n'aurait pas voté NON au projet de conchtituchion européenne ? !

03/07/08 - 19:13

Diplomatie française.

La main de Cécilia sous la cape du gouvernement colombien ?

Cécila déclare : J'en ai libéré d'autres, des infirmières !