06/02/2010La nuit je mens, je m'en lave les roupettes.05/02/2010Voilà, j'arrête et je ne dirai même pas de poisson, il y a pourtant encore beaucoup à faire sur le thème !On dira que je ne me renouvelle pas beaucoup, mais c'est toujours mieux que le néant ! Le JDI est si vide ce soir, que je me sens obligé d'y remédier.04/02/201028/01/2010Un p'tit Sourire !Dominique, nique, nique
Tous les super-présidents,
Souriant de tout's ses dents
Et en oubliant son blues,
Il parle de 2012,
Il parle de 2012.
A l'époque où le sinistre,
Georges Busch était le roi
Il se montra grand ministre,
Et ne trahit pas sa foi.
Dominique, nique, nique
Tous les super-présidents,
Souriant de tout's ses dents
Et en oubliant son blues,
Il parle de 2012,
Il parle de 2012.
Certain jour un hystérique,
Veut le pendre à son crochet
Mais aussitôt il le nique,
Et le fait gamahucher.
Dominique, nique, nique
Tous les super-présidents,
Souriant de tout's ses dents
Et en oubliant son blues,
Il parle de 2012,
Il parle de 2012.
Le chameau plein d'arrogance,
N'a plus qu'à piquer son fard
Quand on provoque la France
Il faut fair' gaffe à son dard,
Dominique, nique, nique
Tous les super-présidents,
Souriant de tout's ses dents
Et en oubliant son blues,
Il parle de 2012,
Il parle de 2012.
Georges Frêch' lâche une caisse
Pour attirer l'attention
Cela fâche le PS
Qui entre en ébullition.
Dominique, nique, nique
Tous les super-présidents,
Souriant de tout's ses dents
Et en oubliant son blues,
Il parle de 2012,
Il parle de 2012.
Tout' façon ils ont Charasse
Encor' plus nauséabond,
A quoi bon faire des passes
Sur des scrupules bidons !
Dominique, nique, nique
Tous les super-présidents,
Souriant de tout's ses dents
Et en oubliant son blues,
Il parle de 2012,
Il parle de 2012.
etc. Jusqu'en 2012 ! :o)
26/01/2010Les nouveaux duettistes du PAF.25/01/2010En direct du Sarko-show de TF1 :'tain ! il est contre l'injustice ! Il le dit en direct à Rex. Rex c'est un type de banlieue, donc il est noir, probablement musulman et il a un nom de chien. Sarko, c'est un immigré contre l'injustice et il comprend le problème.
Maintenant, c'est la conne avec ses histoires de cantine. Jean-Pierre Pernaut sert la soupe, mais on voit que le champion va résoudre la question en deux temps trois mouvements. Le grand de 21 ans, le fils de la conne, il va lui proposer un post de président de l'EPAD, elle qui est caissière, il commence à lui dire la vérité :
Le déclassement des classes moyennes, l'Euro et l'augmentation du coup de la vie, Bernadette ! Sauf pour les boulangères qui désormais roulent en 4x4 ! Mais il règle le problème, en direct, Bernadette ! Quel jongleur ! Il manque Patrick Sébastien qui aurait animé le débat par une petite chanson. Il est fort, il noie le poisson, il ressort le slogan magique : travailler plus pour gagner plus et il va tirer les oreilles de l'employeur. L'employeur, il sait qui c'est. C'est son copain Edouard Leclerc fils ! Maintenant il annonce toutes les réformes qui vont lier les employés aux poings et aux pieds, en plus d'être exploités toute la semaine, ils vont travailler le dimanche et faire des heures sup. ! Ce type est un génie !
Il reste trois minutes au Président pour permettre aux Français de voir enfin l'avenir en bleu. Bien sûr, créez votre propre entreprise ! En trois clics sur Internet. C'est facile, mais c'est difficile ! Mais qu'est-ce qu'elle raconte, la française moyenne ? Trop d'état. C'est ça ! La vérité de la Fronce, c'est trop d'état qui handicape la petite entreprise. L'état se jette avec férocité sur le bénéfice que l'on tire de la fabrication d'un scoubidou et c'est le drame des scoubidous qu'ils ne peuvent pas exister alors que leurs patronnes sont si sympathiques !
Ils parle de compatriotes. Perso, je ne suis pas son compatriote !
Enfin, intervient Marguerite Gautier. Je la croyais morte poitrinaire depuis 1848, mais non. Grâce à notre hyper-Nicolas elle est toujours vivante et elle bosse encore ! 162 ans, toujours d'attaque, la vieille ! En plus, à la télé, elle ne parait pas son âge, quoique un peu grossie !
Ça fait déjà un quart d'heure que les trois minutes de Jean-Pierre Pernaut sont finie mais il continue de servir la soupe. Maintenant, c'est les retraites. Le suspens est à son comble, mais on se doute que Nicolas a la solution. Le vieux en veste jaune qui bave dans sa cravate va s'en sortir. C'est simple. Il suffit de travailler plus pour bosser plus ! Mais on l'arrête plus, le vieux, il raconte sa vie ! Sarkozy en professionnel de la profession en profite pour piquer un petit somme qui le revigore. Au bout d'une demi-heure, il saisit la parole et il a la réponse ! Le vieux, M. Berthelot il s'appelle, n'y comprend rien mais Sarkozy va régler le problème. Il est là, pas d'inquiétude, c'est un fils de Jean-Paul 2 : n'ayez pas peur ! Le vieux souffle comme un phoque, Sarkozy n'abaissera pas le niveau des retraites ! Ouf ! D'ailleurs il est au plancher.
C'est la fin. Il va tout régler ! Il va créer le cinquième risque et maintenant il est content d'avoir discuté avec nous et il caresse encore la justice dans le sens du poil. On la voit, elle est assise comme un chien à ses pieds.
Enfin, le grand homme est face à la postérité. Les Français jugeront, lui, il a fait son travail et les fruits vont tomber ! Il assumera et n'aura point de pitié pour lui même et ne se présentera pas pour un second mandat, ce qui est une excellente nouvelle. Pernaut sort les bouteilles et se roule à terre de jouissance. Il va sucer le Président dans les vestiaires. Dans un instant, Dr House. Nul doute qu'il aura autant de choses intéressantes à nous dire ! La photo du jour.
S'il se trouve ailleurs dans l'univers
un grouillement semblable au nôtre,
un grouillement né de la moisissure
qui aurait conquis la sensation,
le sens de la douleur et à sa suite
le sentiment et l'émotion, qui soit doué
peut-être d'intelligence et de la conscience,
par les infinies parcelles qui le composent,
de soi ; se peut-il, si nous entrions
en contact avec ce grouillement semblable
au nôtre, quoique différent, à la surface d'un
autre astre, que nous ne décidions pas
aussitôt de l'exploiter, de le réduire en es-
clavage et de l'exterminer, comme Christophe
Colomb, ses sbires et sa curaille réduisit en
esclavage et extermina, en 25 ans, la population
de la Terre des hautes montagnes,
Ayiti ? Arawaks et Caraïbes exterminés,
génocidés sur l'autel de la cupidité.
Quel or nouveau sera notre justification ?
Quelles philosophiques humanités diront
leur statut de ressource comme n'importe
quel pétrole ? Quels syndicats pour les
défendre et négocier leurs heures supplé-
mentaires, leur sécurité sociale ? A moins,
comme dans les peurs hollywoodiennes,
à effets spéciaux, que nous ne soyons,
nous-mêmes victimes des prédateurs venus
de l'espace ? Lol ! Et cela ne fera pas plus de bruit
dans l'épanchement du grand magma sur la paume
du rien sidéral que le cri non perçu de l'insecte
déchiré par les mandibules d'un autre insecte.
Question philo du soir :Pourquoi les vitrines des magasins bio sont-elles si moches qu'on a pas envie d'y entrer ? La laideur, le goût de chiotte seraient-ils synonymes d'authenticité, de naturel ?
23/01/2010La mort frappe encore !
Après Patrick Henri le meurtrier de Philippe Bertrand, la mort, jamais rassasiée, de son horrible couperet aveugle et sans respect pour le grand âge, s'en prend une nouvelle fois au porteur d'un double prénom, Roger Pierre, fauché dans sa fleur à 88 ans !
Le comédien avait marqué la télévision française en noir et blanc dans son célèbre rôle du caniche, l'absence de couleur à l'écran ne permettant pas de déterminer s'il était abricot, avec son duettiste Jean-Marc Thibault qui, lui, n'hésitait pas à cumuler trois prénoms ! Ils furent les compagnons de Jean Nohain, de Guy Lux, de Catherine Langeais, de Georges et Georgette Pompidou, de Léon Zitrone, de Sheila, de Claude François, de Johnny Halliday et de Sacha Distel !...
On peut dire de ce monde, comme des dinosaures, qu'il s'éteint ! Le blues de l'endive au jambon.
C'est à Paris que ça se passe
A un jet d' cailloux du périf
Ici on ne jouit pas des masses
On se la fait destin poussif
C'est le blues de l'endive au jambon
C'est pas choucroute ni couscous
La merguez contre la saucisse
C'est à la va comm' je te pousse
Jette le dé sur les trois six
C'est le blues de l'endive au jambon
C'est à ripaille que ça pousse
La faïence dans le sous tif
Avec le savon que ça mousse
On ne sait plus ou sont les dif-
C'est l'endive du blues au jambon
Férenc's ma pauv' dame on s'en fiche
Vous y comprenez quelque chose
La prochain' fois je f'rai une quiche
Qui rim'ra pas mieux je suppose
Que l'emblues sur le jandive au pas bon
18/01/2010La photo du jour.La vraie vie on aimerait-y atteindre
Comme on ouvre un bocal de cornichons
Ou comme on règle la distance focale
De son appareil photo.
La vraie vie aux deux doigts
Dans la prise et fracassant
L'infracassable noyau de nuit,
Rivière d'or dans le matin éternel
Et cette étincelle allumée
Sur chaque larme de plaisir.
La joue devenue la marelle
Où des pieds d'enfant vont au ciel.
La vraie vie mais pas trop,
La vraie vie sur l'écran, à la télévision,
Sur l'ordinateur, dans Balzac.
Autrement, ça tache.
16/01/2010La photo du jour.Grande force employée
Depuis ce matin
A ne pas exister. Mon art,
Tout mon art dressé
En non être, en non faire,
En rien. Tu ne regarderas
Même pas la fenêtre grise.
Rideaux, draps, murs,
Paupières fermées. Des bruits,
Des bruits ont osé entrer
Dans la burqa de ma négation
Du monde, dans ma religion
Du Non au monde !
Aujourd'hui je ne serai
Pas au monde. Et je n'y suis
pas. Merveilleusement.
Ce que je fais de mieux
Dans la vie, ce pourquoi
Je suis un surdoué, est de
N'être pas au monde.
Samedi, tiens-toi tranquille,
Je vais t'assassiner. Pauvre
Samedi mort sans histoire,
Sans gros titre dans les journaux.
Pas de buée sur le miroir.
- It's all right, sergent.
- Embarquez le cadavre,
et cuisinez-le.
D'ici ce soir,
Je veux
Connaître
Tous les rêves ! 15/01/2010Mille secousses.
A Berlin, quand le mur s'est effondré, Il y était ! Le lendemain. Mais à Port au Prince, en dépit des progrès notables de la technique en matière de communication, le méchant tremblement de terre n'a pas envoyé de sms pour prévenir. Quel manque de tact ! Du coup, il a loupé !
Alors, il y sera bientôt pour dire à quel point Il est indigné par les méchants tremblements de terre qui s'en prennent à un pays déjà éprouvé par la misère ! Laquelle, misère, est une chose bien déplorable et qui n'est pas du tout générées par la politiques odieuse des riches pays capitalistes mais une terrible fatalité que Dieu dans son immense bonté répand sur les pécheurs de préférence s'ils ont la peau noire. L'Afrique, les Grandes et les Petites Antilles, la Nouvelle Orléans !... On dirait qu'ils en redemandent !
Il ira dire aux Haïtiens qu'il est là pour faire cesser cette injustice et qu'à l'avenir les tremblements de terre n'ont qu'à bien se tenir ! Ah ! Mais tiens ! Et que si l'on sait trouver de l'argent pour soutenir nos banques et payer correctement nos traders et nos patrons du CAC 40, que si l'on sait soutenir et produire nos Renault Clio tout seuls, ce n'est pas une petit tremblement de rien du tout qui va freiner nos élans de compassion et nous empêcher de nous montrer sur le devant de la scène pour prouver au monde que nous sommes, avec notre Carla spécialement choisie pour son Aura de bonté que tout le showbizz en est d'accord, la figure même de la générosité.
Nous nous sommes rendus indispensable partout en France, dans nos usines, dans nos écoles, (rappelons-nous l'affaire de Neuilly et de HB ! ) dans nos commissariats, dans nos infirmeries, dans nos syndicats via la CFDT, à EDF, à France Telecom Orange et même aux obsèques de Philippe Seguin qui fut aussi un sinistré de la vie politique ! Il avait survécu au lynchage politique et médiatique, mais il y a longtemps qu'il avait la gueule de Port au Prince après les secousses.
Nous nous rendrons indispensable au monde !
En ce moment même, Henri Guaino, le François Malherbe de la Sarkozie, planche sur le discours, et on ne doute pas une seconde qu'il ne rende hommage à la figure martyre de Toussaint Louverture. Même que s'il reste une petite place au Panthéon, entre Schoelcher et Camus... Non, peut-être pas... Le rebelle a toujours raison, qui voit plus loin que l'horizon... ? Non, non. Restons sérieux !
Enfin, nous avons nos amis de Bouygues pour reconstruire Port au Prince selon les normes antisismique ! Songeons au magnifique pont de l'île de Ré, ce gracieux monument perché sur ses piles comme une femme sur ses talons aiguilles enjambant la faille sismique de son sexe ! Oh ! j'en ai des frissons entre les fesses ! Et des centrales nucléaires, pour l'énergie... Bon, pas tout de suite. Il faut commencer par travailler plus pour gagner plus ! Eh oui, c'est ça les pauvres, on veut les aider mais ils n'ont même pas les moyens de faire marcher le petit commerce !
13/01/2010Scène de la vie des vieux.Après l'écho. cardiaque, l'annuel test d'effort à Pompidou ce matin. Lance Amstrong peut être rassuré, ce n'est pas cette année encore que j'envisagerai de me produire sur les routes du tour de France. Au reste, le médecin, un gentil qui contrairement aux autres années refuse de me culpabiliser, me félicite presque. Une aussi totale absence de progrès depuis trois ans est au moins le signe d'une honorable constance ! D'ailleurs, quoi dire ? Ma tension artérielle est absolument top ! Son assistante, évoquant la carrure de haricot vert de mon cardiologue dont j'apprends qu'il mange pourtant comme un ogre, rigole en considérant qu'il m'a expressément prescrit de maigrir comme s'il n'y avait pas des natures qui grossissent rien qu'à la vue d'un haricot vert bouilli !
Bien sûr, après quatre ans de sevrage de mes quarante cigarettes quotidiennes, l'excuse du manque de tabac est passée de mode. Il y a prescription. Pourtant, cette nuit, je rêvais encore - toujours avec la même désolante culpabilité - que je m'accordais une cigarette. Je regrette de n'avoir pas noté le récit de ce rêve sur le feu du réveil pour en garder les détails. Il n'est évidemment pas innocent, alors que dans l'ensemble, le désir de tabac ne me hante plus consciemment depuis longtemps !
Logiquement, si l'on en croit le discours de bon conseil ambiant, l'amour du sport aurait dû prendre la place de cette addiction toxicomaniaque. C'est celui de cette jeune diététicienne que j'ai eu la naïveté de consulter sur les conseils de mon généraliste et que j'ai un peu l'impression d'entretenir, maintenant, comme une prostituée dont je ne tire, au reste, aucune satisfaction. Je dois même la freiner, car elle aurait des velléités de coatching ! Pourquoi pas le suicide à France Telecom, tant qu'elle y est ? ! Elle est gentille mais non remboursée par ma mutuelle. Je la soupçonne d'être affidée à certaines marques dont elle fait grand cas et, surtout, elle ne parvient pas à me communiquer l'amour du sport ! Comment la quitter sans créer un drame du couple ?
- Quelques excès ? me demande le médecin.
- Très peu. Parfois, je m'accorde une endive au jambon et une bouteille de vin !
Il me fait souffrir 20 bonnes minutes sur cet horrible vélo. L'homme qui a inventé le vélo était un esclavagiste ! Je hais le vélo ! Comme c'est ennuyeux en plus d'être un objet d'une rare mocheté !
En sortant, en dépit du froid aussi ignoble que l'univers urbanistique créé autour de cet hôpital, je pense au fait d'être ici, en ce moment, un tout petit insecte, alors que les Haïtiens sont là-bas dans l'horreur ! Et que cela reste un grand mystère.
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