Oui, mais pas tant que ça !

03/07/2009

03/07/09 - 18:51

La Défense, fin de partie.



Voilà, je ne vous embêterai plus ! :o)

02/07/2009

02/07/09 - 20:18

La Défense, 3° partie.



« Je peux trouver belle une église quand j'oublie que c'est une église », a écrit quelque part André Breton. Je cite en substance, je ne me souviens plus de la formulation exacte. Je trouve beau le quartier de la Défense sans oublier ce qu'il représente. Je déplore la puissance cynique du capitalisme autant d'ailleurs que le caractère morbide du christianisme, mais le propre de la beauté est d'être indifférente aux religions, aux philosophies, aux idéologies.

La beauté est dans le regard, mais dans un regard unanime. Il n'est pas vrai qu'elle soit aussi subjective qu'on le prétend par facilité. Chacun en a fait l'expérience. Bien sûr il y a ce qui plaît à chacun en propre et qui, parait-il, ne se discute pas, mais qu'en un lieu où on ne l'attend pas apparaisse une femme ou un homme superbe*, (ce caractère superbe changeât-il selon les époques) l'ensemble des yeux de l'assistance se braquera sur l'objet soudain d'un malaise, d'une jalousie, d'un désir. Le discours de l'art contemporain sur l'inanité de la beauté est au mieux, une hypocrisie, au pire, un suicide !

Au reste, la beauté passe outre ! Chassons-la d'ici, elle revient ailleurs !

J'aime le quartier de la Défense parce qu'il est un mystère. Comment une foultitude de projets, manifestement non liés les uns aux autres ont-ils pu déboucher sur cette harmonie ? Par quel miracle ce jardin de verre et de béton voué au culte de l'argent a-t-il de la grâce ? Je lui trouve des points communs avec certains jardins de plantes exotiques. Je regrette que le jardinier ait renoncé au projet poétique de la tour sans fin qui devait être le point d'orgue du lieu. L'idée ne tenant pas tant à la hauteur de l'édifice, ce qui n'a pas d'intérêt, qu'au sentiment qu'il aurait donné de se perdre dans le ciel. Plus récemment on a renoncé également à un projet plus banal de tour de 300 mètres. Bon, n'accordons pas trop d'importance au concours de bites que se livrent les nations. Mieux vaudrait, je pense, se concentrer sur ce jeu des reflets qui fait en partie le charme de ce quartier improbable et aussi amener de l'eau. Les fontaines existantes son minables !

PS : la statue sans bras en bas de page n'est pas le vénos de Milu, mais un Icare du sculpteur franco-polonais Igor Mitoraj.

*ou une automobile, l'automobile étant le seul objet fabriqué de la main de l'homme à susciter une émotion égale à celle suscité par un corps d'homme ou de femme et autant de passion absurde !

02/07/09 - 12:23

La Défense, 2° partie.

29/06/2009

29/06/09 - 20:14

La Défense, 1° partie.



A bien des égards, la Défense est une île. De par le boulevard circulaire qui la cerne - même si elle a tendance à déborder un peu aujourd'hui ! De par sa situation : en équilibre sur trois communes de banlieue elle est considérée comme un quartier de Paris. Mais moins un quartier qu'une île flottante sur une dalle de crème anglaise. Une sorte d'arrondissement, le XXI°, qui aurait pris la poudre d'escampette et serait sorti de la spirale de l'escargot comme Sorty lui-même ! Enfin, à ce que son pseudo laisse entendre ! :o) De par sa spécificité enfin. Ile idéologique, rêve pompidolien, vieux songe de modernité au bord d'un Paris vieux, temple arrogant du monde capitaliste, expression sublime du cynisme, city à la française (selon le souhait tout frais pondu de Sarkozy !), mais aussi, Versailles de verticalité, monde de beauté, de bleuïtude mordorée, poème du reflet, de la transparence, des délicatesses de roses, d'acacias, d'arbres fruitiers enchâssés dans le verre et le béton. Rare, sinon unique réussite de l'architecture française de la 2° moitié du XX° siècle.

Un autre de mes lieux de prédilection. J'aime y errer, flâner, me perdre dans la foultitude de ses perspectives. Avantage, l'île est évolutive et change d'année en année. A visiter par grand beau temps comme aujourd'hui, mais aussi l'hiver après la neige, au printemps quand les cerisiers sont en fleurs au pied de la très belle tour gan.

A suivre...

28/06/2009

28/06/09 - 20:56

Un non évènement ou quand Maguerite se la joue vieux con.

C'est drôle, en concoctant ce matin mon petit reportage sur la marche des fiertés parisiennes, je craignais d'être redondant. J'imaginais que de nombreuses photos déjà avaient été publiées avec autant d'articles. Et puis non. En tout cas pas grand chose. Quelques impressions ici ou là. Une ou deux photos, rien d'autre... Lucoliver et Photo75, nos photographes attitrés, ayant d'autres chats à fouetter...

Pour les gaïens, la gay pride nationale et ce qu'elle porte ou traduit de leur destinée, est devenue un non-évènement ! N'importe quel pantin, prétendu star, décédé ou pétant de travers, les concerne beaucoup plus. Les voilà tels des veuves éplorées à exprimer à n'en plus finir la douleur d'avoir perdu un être qu'ils n'ont jamais connu.

Si encore il s'agissait d'une sommité intellectuelle, ou artistique, de quelqu'un qui a ébranlé le monde de la pensée et en conséquence transformé leur vie, on pourrait comprendre. Je me souviens, jeune homme, du choc qu'a représenté pour moi la mort de Jean-Paul Sartre à l'enterrement duquel, simple petit prolo, j'ai assisté. Car il y avait à l'époque deux France, celle qui vivait avec la parole de De Gaulle, celle qui vivait avec celle de Sartre. Ce n'était pas seulement un homme qu'on enterrait, c'était une époque, c'était l'Histoire !

Mais Bambi ? Quand bien même il aurait fait sauter la baraque dans le domaine de la vente des disques, c'est juste une histoire commerciale. Une statistique. Artiste, pop star, admettons, mais ce type n'était ni Mozart, ni Baudelaire, ni Nijinski ! Juste un produit du showbizz américain. Un produit et comme l'a exprimé dans son langage le plus médiatique notre nouveau ministre de la culture, comme Marilyn, comme James Dean, une victime.

Comme dans nos salles de bain pour Claude François quand on regarde une ampoule, on peut avoir pitié pour tant de bêtise, mais rien de plus !

Mais de quoi parlé-je ? Tout cela est déjà loin, c'était hier !

28/06/09 - 17:30

Prime de la fidélité

au monsieur qui vient tous les ans agiter ses immenses ailes de papillon dans les rues de Paris ! Elles doivent pourtant peser un certain poids et offrir par leur surface une certaine résistance à la marche !

28/06/09 - 12:05

Marche des fiertés 2009





Je ne peux pas comparer avec l'année dernière, ni l'année précédente d'ailleurs, je n'y étais pas. Peut-être mon souvenir embellit-il le passé, peut-être est-ce tout simplement que je vieillis, que je suis un peu plus blasé, mais cette marche m'a paru moins festive, moins dynamique, moins joyeuse qu'autrefois. Très dispersée aussi, avec parfois entre les chars, un peuple errant heureux de profiter d'un beau jour d'été, plus qu'une foule revendicative.

Phénomène que j'attribue, à tort ou à raison, à la main mise de plus en plus voyante sur le défilé des organisations traditionnelles, partis politiques, syndicats, au détriment des associations indépendantes plus enclines aux extravagances, à l'humour, à la pratique d'un certain esprit décalé qui fit longtemps le charme des gay pride. La palme de la ringardise revenant hélas au NPA avec des slogans du genre : « Contre la crise bancaire, envoyons-nous en l'air ! » Programme qui me laisse extrêmement circonspect !

Aussi, quand bien même l'homophobie serait toujours présente, faut-il tenir compte d'une certaine banalisation de l'homosexualité et, sauf pour les minorités de la minorité, de l'absence d'enjeu véritable. L'égalité des droits, ce n'est pas rien, soit ! mais c'est je crois maintenant une question de temps. Le pouvoir politique y viendra parce que cela correspond à un mouvement de fond dans une société qui change. L'homosexualité étant peut-être moins vécue par les jeunes en terme d'identité qu'en terme de désir (et de plaisir). La gay attitude, ce n'est pas l'identité homo dont on parlait autrefois avec des airs entendus et des larmes compassionnelles au bord des yeux, c'est juste un vouloir assumer ses désirs, désirs qui, par ailleurs, peuvent être changeants. Aussi ses choix de vie comme d'élever un enfant en couple de même sexe, ou de passer des bras d'une femme à ceux d'un homme et réciproquement.

26/06/2009

25/06/2009

23/06/2009

23/06/09 - 18:39

Le bord du bar.

Une brasserie de Nanterre vers 12h30. Les dépêches défilent sur l'écran d'un téléviseur :

Frédéric Mitterrand serait nommé demain Ministre de la Culture.

Frédéric les babines retroussées jusqu'au trou du cul échange une poignée de main avec François Fillon.

Mon voisin de comptoir, la voix basse - C'est un pédéraste...
Son compère sur le même ton - Y'en a de plus en plus !

22/06/2009

22/06/09 - 22:17

Le chabamanisme est-il un cannibalisme culpabilisateur à un ou plusieurs avirons ?

Jean-Paul Sartre , Simone de Beauvoir et Boris Vian y sont-ils pour quelque chose ?

Vous avez toute la nuit !

22/06/09 - 22:12

Jacques Chaban-Delmas vous parait-il appartenir prémonitoirement au mouvement du chabadama... chabadamanisme ?

Je vais à la cuisine et je reviens.

22/06/09 - 22:09

Sheila baisa-t-elle avec le chien de la Ford Mustang ?

0,5 seconde.

22/06/09 - 22:08

Si vous aviez adopté le chien de la Ford Mustang, l'auriez-vous appelé Jacky ?

19 secondes.

22/06/09 - 22:01

Les années 60, avec Denise Glazer, les Beatles en blazer, les raseurs électriques, vous paraissent-elle chabanabapouf ?

Ou autrement ?
Développez vos arguments.

6 minutes 37.

22/06/09 - 21:58

Un homme, une femme, est-ce, pour vous, l'idéal ?

Seven second the wedding.

22/06/09 - 21:51

La Ford Mustang de la Chabadabanou avait-elle un chien ?

- Question subsidiaire : quel était ce chien ?

1 minute.

22/06/09 - 21:47

La chabadabada, chabadabada de la plage roulait-elle en Ford Mustang ?

2 minutes. Évitez la cigarette !

22/06/09 - 21:41

Comment situez-vous les chats de Wolfi par rapport à la position de Michel Foucault dans la révolution iranienne ?

5 minutes. La question est difficile.